Pourquoi un blogue?

En 2018, après plus d’une vingtaine d’années dabstinence en écriture romanesque au profit de la traduction générale, j’ai retrouvé l’envie de raconter des histoires de mon cru.

Pourquoi?

Ça s’est fait de façon naturelle et progressive, mais selon mon analyse non exhaustive, ce retour à d’anciennes amours a sans doute été le résultat de : 1) la fameuse « crise de milieu de vie » qu’on connaît parfois vers la quarantaine (ou la trentaine ou la cinquantaine); 2) la traduction sur plusieurs mois de deux modules d’ateliers d’écriture destinés aux élèves des niveaux primaires, qui a semble-t-il rallumé ma flamme première; et 3) une idée d’histoire qui a germé dans mon esprit et y a pris de plus en plus de place, jusqu’à tourner à l’obsession. 😄

Bien de l’eau avait coulé sous les ponts depuis la dernière fois où j’avais écrit de la fiction. Notamment, le web s’était beaucoup (beaucoup, beaucoup!) développé et regorgeait maintenant de renseignements sur tous les sujets. Je ne me suis donc pas privée d’y fureter afin de trouver de la motivation, des conseils et des témoignages inspirants au sein de la grande communauté Internet.

Au cours des deux années et demie qu’il m’a fallu pour écrire, remanier, peaufiner, réviser (six fois!) et terminer mon premier livre à mon goût, j’ai découvert quelques petits bijoux de sites axés sur l’écriture, le métier d’écrivain(e), l’édition, l’autoédition et l’histoire du XIXe siècle (mon récit étant une romance historique). Je vous présente ci-après les trois ressources qui ont joué les plus grands rôles dans mon cheminement.

Mécanismes d’Histoires, c’est un blogue hyper complet pour quiconque souhaite se lancer dans la grande aventure de la conception (et éventuellement de l’édition) d’un roman. Rédigé et entretenu par l’excellente Marièke Poulat, cette véritable mine de renseignements décrit de façon très structurée et détaillée les étapes du processus d’écriture, des astuces pour améliorer son style et sa composition, les réalités du monde de l’édition traditionnelle et de l’autoédition, ainsi que des moyens de promouvoir ses écrits. Tenez, justement, c’est après la lecture des judicieux conseils prodigués par cette autrice dans son infolettre de janvier que j’ai commencé à envisager la création du présent blogue! 😉

Par ailleurs, outre son site web, Marièke propose d’autres sources d’information telles que sa chaîne YouTube et de petits guides vraiment sympas comme Écrire un roman : De l’idée au point final, que j’ai personnellement acheté, utilisé et réutilisé, et auquel je me reporte encore à l’occasion pour me rappeler à l’ordre.

Écrivain plutôt prolifique, Dominic Bellavance partage son savoir-faire sur son site web, en y proposant entre autres quelques guides rigoureux pour aider les auteurs et autrices à écrire davantage, à présenter leurs manuscrits à des maisons d’édition de façon optimale ou à faire la promotion de leurs romans.

Pour ma part, quand est venu le temps d’envoyer mon premier manuscrit à des éditeurs, je me suis procuré le guide Présentez votre manuscrit littéraire comme un pro en 5 étapes, qui s’est avéré vraiment très utile. Par ailleurs, je viens d’ajouter 100 trucs pour promouvoir vos romans : Sortez de l’ombre. Trouvez vos lecteurs à mes précieuses ressources. J’ai ri dès la première page (possédant sans contredit l’âme d’un motivateur, Dominic a le don de rendre ses guides vivants et amusants) et j’ai lu le tout en une journée, avec à la fin une longue liste de devoirs à faire pour les prochaines semaines.

Nouveauté intéressante également, Dominic offre désormais aux écrivains des services d’accompagnement professionnel (coaching) ainsi que des formations par l’entremise de son site. On peut en effet y planifier des séances grâce à une plateforme de réservation. Si ça, ce n’est pas du service personnalisé!

Dernière ressource dont je veux vous parler, et non la moindre, le blogue de Lise Antunes Simoes a été un véritable coup de coeur pour moi.

Comme De solitudes et d’unions : Tome 1 est une romance historique qui se déroule en Provence de 1846 à 1848, j’ai dû effectuer nombre de recherches en cours de création pour éviter les anachronismes. Par exemple, dans une scène de mon premier jet, une jeune femme se rendait à la place du marché pour acheter des truffes au chocolat… qui n’ont en réalité été inventées qu’en décembre 1895! Quelques judicieuses vérifications plus tard, j’avais remplacé cette petite douceur par du nougat noir, plus fidèle à la réalité du lieu et de l’époque en question. De tels détails ne sont peut-être pas si importants, me direz-vous, mais l’un des principaux attraits des romans historiques réside dans tout ce qu’ils nous apprennent sur le passé, alors je préfère essayer de ne pas dire n’importe quoi…

Donc! J’ai découvert le fantastique blogue de cette romancière passionnée du XIXe siècle en faisant des recherches de nature historique… qui me ramenaient constamment à ses articles vraiment bien tournés et documentés!

À quelle vitesse approximative une voiture hippomobile pouvait-elle se déplacer au XIXe siècle? C’était expliqué ici.

Le port du corset était-il commun dans la noblesse au milieu du XIXe siècle? La question était abordée ici.

Quels rôles jouaient tel, telle ou tels domestiques? C’était expliqué en détail dans différents articles.

Comment les femmes et les hommes se coiffaient-ils et s’habillaient-ils durant telle ou telle période du XIXe siècle? Idem.

Au fil du temps, je me suis aussi mise à lire des publications du blogue qui n’avaient aucun lien avec mes recherches, tant c’était intéressant! Et certains trucs trouvés au hasard ont même fait naître des idées qui ont enrichi mon récit.

Enfin, comble de l’utilité, dans son blogue, Lise parle de sa propre expérience en matière d’écriture, d’édition et d’autoédition, détails et chiffres précis à l’appui, ce qui est extrêmement éclairant.

Parce que ces trois ressources en ligne (et bien d’autres) m’ont aidée et accompagnée tout au long de mon parcours; parce qu’il n’y a jamais trop de bons conseils pour les gens qui décident de faire une petite place à l’écriture dans leur vie; parce qu’il est toujours encourageant de lire les témoignages d’autres personnes qui ont fait le grand saut, je souhaite à mon tour prendre la parole.

Je n’empièterai pas sur les plates-bandes des trois écrivain(e)s dont je viens de parler. Ce qu’il et elles font, il et elles le font parfaitement bien, et je vous invite à vous reporter à leurs sites respectifs selon vos intérêts ou vos besoins.

Ce que je compte faire, moi, c’est témoigner de ma propre expérience relative à l’écriture, à l’édition traditionnelle et à l’autoédition; parler lecture, puisque celle-ci influence bien souvent ce qu’on écrit; vous faire part de quelques-unes de mes découvertes sur la France du milieu du XIXe siècle; et parfois vous entretenir de faits intéressants ou amusants en matière de traduction, pourquoi pas?

À ce propos, vous remarquerez peut-être que dans le présent blogue, à moins d’une terminologie imposée par WordPress (par exemple dans son formulaire de commentaire qui ne me permet pas de remplacer « e-mail » par « courriel »), je me plais à employer des termes recommandés par l’Office québécois de la langue française, par exemple « blogue » plutôt que blog, ou « infolettre » plutôt que newsletter, même lorsque les mots anglais sont plus fréquents dans l’usage en français. Veuillez pardonner ce travers de traductrice un peu puriste. 🤓

J’espère que les articles publiés ici sauront vous intéresser, vous renseigner ou vous divertir.

Au plaisir de lire vos questions et vos commentaires!

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